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Sciences et langues au Moyen Age

Paris. 27 janvier -30 janvier 2009

Atelier franco-allemand.

Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et Université de Heidelberg

 

L’équipe d’accueil « Sens Texte Histoire » de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV) envisage d’organiser avec le Colloque d’études médiévales du Séminaire de Romanistique de l’Université de Heidelberg au mois de janvier 2009, un Atelier franco-allemand sur Sciences et langues au Moyen Age, qui succède à un précédent atelier organisé en janvier 2008 à Heidelberg sur Transferts de savoirs au Moyen Age.

La période médiévale est sans nul doute particulièrement remarquable par l’important mouvement de néologie lexicale liée à l’expansion scientifique qui s’effectue à partir de la fin du XIIe siècle : la multiplication des disciplines et des champs scientifiques, la réception de théories par le biais des traductions arabo-latines ou gréco-latines aboutissent à la création d’une langue scolastique, scientifique et technique dont les caractéristiques différent du latin antique et littéraire. Mais c’est aussi l’époque où les langues vernaculaires deviennent modes d’expression pour une vulgarisation et une diffusion des savoirs. L’objectif principal de l’Atelier sera de réfléchir sur les modalités linguistiques des sciences au Moyen Age aussi bien dans l’examen de pratiques linguistiques que dans les théories médiévales sur le langage et la science.

 Plusieurs axes peuvent être retenus pour les contributions. La première interrogation porte sur la définition d’une langue scientifique au Moyen Age : avec deux perspectives, la première sur la relation entre langage et connaissance des realia dans les théories philosophiques, la deuxième sur la constitution spécifique d’une langue de spécialité dans ses caractéristiques lexicales, mais aussi morphologiques et syntaxique.

 La deuxième interrogation porte sur l’existence plurielle ou singulière d’une langue scientifique au Moyen Age. Si le latin est la langue savante par définition, les langues vernaculaires sont également des supports de science. Il s’agit donc d’envisager leur place et leur fonction dans la diffusion savante en fonction de leurs usages : langue de vulgarisation, langue de praticiens ou langue de réflexion et de création ? Le bilinguisme des litterati favorise-t-il un accès au savoir par une reproduction du latin ou une autonomie de la langue vernaculaire ? C’est aussi la relation entre diffusion scientifique et aire linguistique qui est posée : quelles langues sont considérées comme relevant du savoir ?

On s’interrogera enfin sur la relation entre concepts scientifiques et langue scientifique.  La présence d’un mot dans un texte spécialisé ne suffit pas en faire un terme, mais c’est son utilisation dans le cadre d’une doctrine spécifique avec des concepts propres qui en fait un élément de langue de spécialités. Ce sont aussi les variations sémantiques des termes différents selon les domaines et les périodes, un même lexème pouvant changer de signification, selon l’évolution des connaissances scientifiques ou le domaine spécifique envisagé.

 

Lieu : Centre Universitaire Malesherbes - 108, boulevard Malesherbes - 75850 Paris cedex 17.

Contact : Mme le Professeur Joëlle Ducos : joelle.ducos[arobase]paris-sorbonne.fr

Programme : http://www.irht.cnrs.fr/actualites/Sciences-et-langues.pdf


Liste de brèves


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).


Journée d’étude du 9 février 2012

Le groupe Tradlat organise le jeudi 9 février 2012, à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, en collaboration avec la SAPRAT (EA 4116) et l’École Pratique des Hautes Études (IVe section) une journée d’étude sur les Traductions latines d’œuvres vernaculaires. A partir du volume collectif intitulé "Traduire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités" et consacré à différents exemples de traductions latines d’œuvres vernaculaires au Moyen Âge et à la Renaissance, cette journée permettra aux contributeurs du volume de dialoguer avec d’autres chercheurs intéressés par ces traductions.


La littérature néo-latine contemporaine

Michiel Verweij, "Winnie the pooh in Latin. Or how to put delightful English into equally enjoyable Latin", dans "Humanistica Lovaniensia, Journal of Neo-Latin Studies", t. LVII (2008), p. 301-319.


Une nouveauté concernant le bilinguisme latin-français

Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge : linguistique, codicologie, esthétique, Études réunies par Stéphanie Le Briz et Géraldine Veysseyre