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Corpus des textes anonymes : de P à Z.

Un losange rouge signale les œuvres vernaculaires médiévales traduites au Moyen Âge ou à la Renaissance.

  1. Anonyme, Perlesvaus, voir James P. Carley, « John of Glastonbury and Borrowings from the Vernacular », Interstices. Studies in Middle English and Anglo-Latin Texts in Honour of A. G. Rigg, éd. Richard Firth Green et Linne R. Mooney, Toronto, Buffalo et London, University of Toronto Press, 2004, p. 55-73.
  2. Anonyme, Pierre de Provence et la Belle Maguelonne, roman français dont l’un des manuscrits (Coburg, Landesbibliothek, 4 [anc. 5 IV 2]) comporte une traduction interlinéaire en latin (inédite) ; voir A. M. Babbi, dans La prima recenzione tedesca del Pierre de Provence et la Belle Maguelonne, dans Filologia romanza, filologia germanica : intersezioni e diffrazioni. Convegno internazionale, Verona, 3-5 aprile 1995, Verona, 1997, p. 437-448.
  3. Anonyme, Prick of Conscience, traduction en latin (réf. à compléter) [signalé par LB].
  4. Anonyme, Prophéties délivrées par Merlin à Vortigern, en vers bretons, traduites en latin par Geoffroy de Monmouth (v. 1100 - v. 1155), sous le titre de Prophetiae Merlini , ces prophéties sont ensuite intégrées dans ses Historia Regum Britanniae ( A. Griscom et R. E. Jones éd., The Historia Regum Britanniae of Geoffrey of Monmouth, Londres, 1929).).
  5. Anonyme, le réceptaire français souvent appelé Recettes enseignées au roy Philippe le Bel (plusieurs mss dont Paris, BnF, fr. 12323, fr. 2001 et École de Pharmacie I ; Berlin, Staatsbibl., Hamilton 407, f. 48v-77 + 204-228v ; Londres, BL, Sloane 3126, f. 11-24 ; Paris, BnF, lat. 6891, f. 113v-122) dont une partie du contenu est passée en latin dans les Experimenta attribués à Jean Pitart (né entre 1230 et 1236 ; mort après 1327-1328), le chirurgien de Philippe le Bel et de ses fils (A. Vernet, p. 240).
  6. Anonyme, Roman des Sept sages de Rome (1er quart du 13e siècle) : traduction latine anonyme du début du 14e siècle intitulée Historia septem sapientum Romae. Voir Patricia Cañizares Ferriz, Traducción y reescritura. Las versiones latinas del ciclo Siete sabios de Roma y sus traducciones castellanas, Valencia (Espagne), 2011, et ead., Traducción, reescritura y cambio de género : del "Roman des Sept sages de Rome" a la "Historia septem sapientum Romae", dans Traduire de vernaculaire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités, à paraître.
  7. Anonyme, Saint Alexis, le rythme latin « PATER DEUS INGENITE » en 348 octosyllabes rythmiques regroupés en 58 strophes de 6 vers (conservé dans deux manuscrits, Admont, Stiftsbibliothek, 664, datant de la fin du 11e siècle et Vatican, BAV, Palat. lat. 828, copié au début du 12e siècle) serait une adaptation latine abrégée de la chanson française. Voir éd. Erwin ASSMANN, Ein rythmisches Gedicht auf den heiligen Alexius, dans Ursula SCHEIL, éd., Festschrift Adolf Hofmeister, Halle-Saale, 1955, p. 31-38. L’origine du poème fait encore l’objet de controverse
  8. Anonyme, Sermon bilingue sur Jonas, éd. Guy De Poerck, Le sermon bilingue sur Jonas, dans Romanica Gandensia, 4 (1955), p. 31-66 et Revue de linguistique romane, 27 (1963), p. 9-12 (A. Vernet, p. 226).
  9. Anonyme, Till Eulenspiegel (l’original est attribué tantôt à Herman Bote [1460/65-1520/25], tantôt à Thomas Murner [1475-ca 1536], tantôt à Johannes Pauli [ca 1450-1530]). La version flamande publiée à Anvers par Michiel Hillen van Hoochstraten entre 1525 et 1546 sert de modèle à une traduction latine en vers jambiques (en 46 chants) le Triumphus humanae stultitiae, composé par Joannes Nemius (Utrecht, Herman van Borculo, 1558 ; 2e éd. s.l., s. n., 1563 ; 3e éd. Zutphen, Christoffer Lomeyer, 1641). Un texte allemand sert de modèle à une autre traduction en vers latins : celle d’Egidius Periander [= Gilles Omma] imprimée à Francfort en 1567. Voir : Peter Honegger, Ulenspiegel. Ein Beitrag zur Druckgeschichte und zur Verfasserfrage, Neumünster, Karl Wachholtz, 1973 ; Ulenspiegel, de sa vie de ses œuvres : édition critique du plus ancien Ulespiègle français du XVIe siècle, par Jelle Koopmans & Paul Verhuyck, Antwerpen, C. De Vries-Brouwers, 1988 ; Martin M. Winkler, Der lateinische Eulenspiegel des Ioannes Nemius : Text und Übersetzung, Kommentar und Untersuchungen, Tübingen, Max Niemeyer, 1995 (Frühe Neuzeit, 24). [signalé par FFH]
  10. Anonyme, Van den Vos Reynaerde, traduit en latin (en 1850 vers) par Baudouin le Jeune au 13e siècle sous le titre Reynardus Vulpes (Voir L. J. Engels, Van den Vos Reynaerde and « Reynardus vulpes » : a Middle Dutch source text and its Latin version, and vice versa, dans Media latinitas : a collection of essays to mark the occasion of the retirement of L. J. Engels, éd. R. I. A. Nip, H. van Dijk, E. M. C. van Houts et al., Turnhout, 1996, p. 1-28 [Instrumenta patristica et mediaevalia, 28]).
  11. Anonyme, Van on tallike letteren diemen neer heel oft gheen sins pronuncieren ofte wt spreken en mach in fransoys int lesen oft spreken, traité en flamand sur la phonétique du français, édité avec le Vocabulaire flamand-français de Noël de Berlaimont (Anvers, Jacob van Liesvelt, 1527) et traduit en latin sous le titre De perfecta lingua gallica lectione. Cette traduction latine anonyme est publiée dans le Vokabulaer in vier spraken duytsch, françois, latyn ende spaensch (Louvain, Bartholomé de Grave, 1551) et reprise dans le Dictionarium quatuor linguarum (Louvain, Bartholomé de Grave, 1556). [signalé par FFH].
  12. Anonyme, Vie du bienheureux Vital de Savigny, traduite en latin par Étienne de Fougères (mort en 1178) : « Haec enim, sicut romane scripta reperimus, latino eloquio fideliter transferentes, litteris evidentioribus tradidimus. » (Stefanus Fulgensis, Vita s. Vitalis Saviniacensis abbatis [§ 7], éd. E. P. Sauvage, dans Analecta Bollandiana, 1 (1882), p. 357-390).

 

 


Liste de brèves


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).


Journée d’étude du 9 février 2012

Le groupe Tradlat organise le jeudi 9 février 2012, à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, en collaboration avec la SAPRAT (EA 4116) et l’École Pratique des Hautes Études (IVe section) une journée d’étude sur les Traductions latines d’œuvres vernaculaires. A partir du volume collectif intitulé "Traduire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités" et consacré à différents exemples de traductions latines d’œuvres vernaculaires au Moyen Âge et à la Renaissance, cette journée permettra aux contributeurs du volume de dialoguer avec d’autres chercheurs intéressés par ces traductions.


La littérature néo-latine contemporaine

Michiel Verweij, "Winnie the pooh in Latin. Or how to put delightful English into equally enjoyable Latin", dans "Humanistica Lovaniensia, Journal of Neo-Latin Studies", t. LVII (2008), p. 301-319.


Une nouveauté concernant le bilinguisme latin-français

Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge : linguistique, codicologie, esthétique, Études réunies par Stéphanie Le Briz et Géraldine Veysseyre