> Répertoire > Corpus des auteurs connus > Corpus des auteurs connus : P et Q

Corpus des auteurs connus : noms commençant par P ou Q.

Un losange rouge signale les œuvres vernaculaires médiévales traduites au Moyen Âge ou à la Renaissance.

 

  1. Pandolfo Collenuccio (1444-1504), Compendio delle historie del regno di Napoli, composto da messer Pandolpho Collenutio (Venise, M. Tramezino, 1539), traduit en latin par Johann Nicolaus Stupan (1542-1621) sous le titre Historiae Neapolitanae ad Herculem I, Ferrariae ducem, libri VI. Cui accesserunt praeter provinciarum, urbium, oppidorum, praecipuarum arcium, principum, episcopatuum, ducum, comitum, baronum, nobilium familiarum nomenclaturam, totius etiam regni cosmographica tabula. omnia ex italico sermone in latinum conversa, Joann. Nicol. Stupano,... interprete (Bâle, P. Perna, 1572). Le Compendio a aussi été traduit de l’italien en castillan par le prêtre Juan Vázquez del Mármol : Historia del reyno de Napoles, auctor Randolfo Colenucio de Pesaro,... traduzida de lengua toscana por Juan Vasquez del Marmol (Séville, F. Diaz, 1584) et de l’italien en français : Histoire du royaume de Naples, contenant les choses mémorables advenues depuis l’empire d’Auguste jusques à nostre temps... composée... en italien par Pandulphe Collenutio, et nouvellement traduite en langage vulgaire, reveue et augmentée de ce qui est advenu depuis l’année 1459 jusques à présent (S. l., 1586) [signalé par FFH].
  2. Paolo Giovio il Vecchio (19 avril 1483- 11 décembre 1552), Commentari delle cose de’ Turchi (Venise, 1531), traduction latine établie par Francesco Nigro Bassianate (éd. Wittenberg, 1537 ; Strasbourg, 1550) (Grant, p. 129) ; cette traduction latine est à son tour traduite en français par Barthélemy Du Pré sous le titre Histoire des Empereurs de Turquie, avec l’ordre et gouvernement d’iceulx ou faict de guerre. Nouvellement traduict de latin en francoys (Paris, Geoffroy Tory, 1538) [FFH].
  3. Patriarche latin de Jérusalem, De statu saracenorum : description des possessions du sultan ayoubide, destinée au pape Innocent III, v. 1210-1215, composée en latin, dont il existe aussi des versions en français, en italien, ainsi qu’une rétro-traduction latine (XVe s., 2 mss) [signalé par CG].
  4. Pétrarque  : * Sonnets > traduction de quelques sonnets par Naldo Naldi ; cf. L. Juhász (éd.), Naldus de Naldis, Elegiarum libri iii, Leipzig, 1934, p. 7, 11, 14 et Alessandro Perosa (éd.), Naldus Naldius : Epigrammaton liber, Budapest, 1943, p. 12 (Grant, p. 122). * Sonnets > traduction de quelques sonnets par Alessandro Braccesi ; cf. Alessandro Perosa (éd.), Alexandri Braccii Carmina, Florence, 1944, p. 21 (Grant, p. 122). * Vergine bella > traduction par Filippo Beroaldo ; cf. Paenates Beatae virginis ex Francisci Petrarchae poemate vernaculo in latinum conversi, Paris, 1506 (Grant, p. 122).
  5. Philip Wielant (1441-1520), juriste néerlandais, rédige d’une part une Corte instructie omme jonghe practisiene in materie criminele (dite Practijke Criminele) entre 1508 et 1510/16, d’autre part une Corte instructie in civile zaken (dite Practijke Civile) entre 1508 et 1519 (publiée à Anvers en 1558, puis en 1573). Josse de Damhouder (Joost De Damhoudere, 1507-1581) adapte, en les traduisant en latin, la majeure partie de ces deux traités et publie une Praxis Rerum Criminalium (Anvers, 1554) et une Praxis Rerum Civilium (Anvers, 1567) ; ces éditions latines seront maintes fois remaniées et reproduites. Voir : L. Gilliodts-van Severen, Notes et documents pour servir à la biographie de Josse de Damhouder, 1507-1581, dans Annales de la Société d’émulation de Bruges, t. 45 (1895), p. 147-209 ; H. P. Schaap, Philips Wielant en diens Corte Instructie omme jonghe practisienen in civile zaken, Haarlem, 1927 ; Dries Vanysacker, The Impact of Humanists on Witchcraft Prosecutions in 16th and 17th century Bruges, dans Humanistica Lovaniensia, t. 50 (2001), p. 393-434. [signalé par Jean-Marie Flamand].
  6. Philippe de Commynes, Mémoires, traduction latine par Johann Sleidan, éd. Strasbourg, 1545 ; Strasbourg 1548 [Grant, p. 130] ; l’édition princeps, avec privilège pour 6 ans, de cette traduction est : De rubus gestis Ludovici, eius nominis vndecimi, Galliarum regis & Caroli, Burgundiae Ducis, Philippi Cominaei, viri patrici & equestris ordinis, commentarii, vere ac prudenter conscripti, Ex Gallico facti Latini a Ioanne Sleidano, & iam ab eodem, multis locis in priori deprauatis editione, castigati, Adiecta est brevis quaedam illustratio rerum & Galliae descriptio, Parisiis, Apud Christianum Wechelum, sub scuto Basiliensi, in via Iacobaea sub Pegaso, in vico Bellovacensi, 1545 [signalé par FFH].
  7. Philippe de Vitry (1285/1295-1361), Dit de Franc Gontier (mss : Berlin, Staatsbibliothek und Preussischer Kulturbesitz, Kupferstichkabinett 78.B.17, f. 43-43v et Turin, Bibl. nazionale, L.IV.3, f. 135), traduit par Nicolas de Clamanges (vers 1363-1437), sous le titre Descriptio vite rustice cum laude et commendatione (poème en 64 hexamètres classiques) (ms. Montpellier, Bibl. École de Médecine, 87, f. 224, partiellement autographe de Nicolas de Clamanges ; voir Gilbert Ouy, « Autographes d’auteurs français des XIVe et XVe siècles : leur utilité pour l’histoire intellectuelle », dans Studia zródoznancze. Commentationes, t. 28 (1983), p. 88, 93 et 98 [69-103]). Poème latin édité par Alfred Coville, Recherches sur quelques écrivains du XIVe et du XVe siècle, Paris, 1935, p. 277-278.
  8. Pierre d’Ailly (1351-1420), Contredits de Franc Gontier (poème composé entre 1398 et 1402, en réplique au « Dit de Franc Gontier » de Philippe de Vitry ; mss : manuscrits Berlin, Staatsbibliothek und Preussischer Kulturbesitz, Kupferstichkabinett 78.B.17, f. 43-43v et Turin, Bibl. nazionale, L.IV.3, f. 135), traduit par Nicolas de Clamanges (vers 1363-1437) sous le titre « Descriptio vite tirannice cum detestatione et reprobatione » (poème en 83 hexamètres classiques ; ms. Montpellier, Bibl. École de Médecine, 87, f. 224, partiellement autographe de Nicolas de Clamanges ). Poème latin édité par Alfred Coville, Recherches sur quelques écrivains du XIVe et du XVe siècle, Paris, 1935, p. 278-279.
  9. Pierre Belon (ca 1517-1565 ?), Observations de plusieurs singularitez et choses memorables... trouvees en Grece, Asie, Judee, Egypte, Arabie et autres pays estranges dont la première édition (1553) est dédiée au cardinal de Tournon (éd. Paris, Gilles Corrozet, 1553 ; Paris, G. Cavellat ou Gilles Corrozet, 1554 ; Paris, Gilles Corrozet, 1555 ; Paris, H. de Marnef et Veuve Cavellat, 1588 ; Anvers, J. Steelsius ou Plantin, 1555) ; la traduction latine établie par Charles de L’Escluse, dit Clusius (1526-1609)fut publiée à Anvers , chez Plantin, en 1579 (DLF XVIe siècle, Paris, 2001, p. 128-131 et 737-739) [renseignement donné par Marie-Elisabeth Boutroue].
  10. Pierre Bertrand, cardinal d’Autun, discours à l’assemblée générale des évêques de France en décembre 1329 contre les attaques de Pierre de Cuignières, avocat du roi, en français avec traduction latine (ms. Paris, BnF, fr. 20622) (A. Vernet, p. 233).
  11. Pierre Boaistuau (1517 ?-1566) compose en latin, puis traduit lui-même en français Le Théâtre du monde, où il est faict un ample discours des misères humaines, composé en latin par Pierre Boaystuau, surnommé Launay, natif de Bretaigne, puis traduict par luy mesme en françois (Paris, V. Sertenas, 1558, In-8°, 110 ff. et 14 ff. liminaires). Voir Le théâtre du monde : 1558 / Pierre Boaistuau ; éd. critique par Michel Simonin, Genève, Droz, 1981, 328 p. (Textes littéraires français, 297). Le Théâtre du monde est traduit en castillan à partir du français par Balthasar Perez del Castillo : El Theatro del mundo de Pedro Bouistuau,... en el qual ampliamente trata las miserias del hombre, traduzido de lengua francesa en la nuestra castellana, por el maestro Balthasar Perez del Castillo... y un breve discurso de la excelencia y dignidad del hombre (Alcala, J. Gutierrez, impr. en la Casa de Juan Iñiguez de Lequerica, 1574, In-8°, 206 p.). L’ouvrage français fait ensuite l’objet d’une rétrotraduction latine par Bénigne Poissenot (1558-…) en 1585 : Le theatre du monde où il est fait un ample discours des miseres humaines, avec un petit traité de l’excellence & dignité de l’homme, le tout fait premierement en françois par Pierre Boysteau & maintenant translaté en latin & mis le latin & françois correspondant l’un a l’autre tant pour la jeunesse que pour ceux qui desirent apprendre nostre langue (Paris, Claude Micard, 1585) ; 3 exemplaires de cette rétrotraduction latine sont connus : voir Michel Simonin, Traduction et pédagogie des langues au XVIe siècle : sur un ouvrage de Pierre Boaistuau mis en latin par Bénigne Poissenot, dans Studi Francesi, n° 61-62 (1977), p. 177-179. Suivront une traduction allemande Schawplatz der Welt, darinnen von ellend und arbeitseligteit der Menschen par Laurentius Rotmundus de Sangal, faite sur le latin primitif et publiée sous la forme d’une édition bilingue en 1587 : Le théâtre du monde où il est faict ung ample discours des misères humaines. Avec ung brieff discours de l’excellence et dignité de l’homme. Faict en François par P. Boaysteau,... et nouvellement traduict en Aleman (Wirtzeburgi, in officina Henrici Aquensis, 1587, In-8°) et une traduction italienne Il theatro del mondo, doe è contenuto un ampio discorso delle miserie humane par Jean de Tournes (1593-1669) et placée dans une édition quadrilingue en 1619, avec le texte en français et en allemand en regard du texte en italien et en latin : Le théâtre du monde représentant par un ample discours les misères humaines. Composé en latin par P. Boisteau surnommé Launay natif de Bretaigne & traduit par luy mesme en françois puis en allemand par Laurentius Rotmundus de Sangal, & nouvellement en italien par Jean de Tournes. Avec un brief discours de l’excellence de l’homme. Le tout bien reveu & corrigé en ceste derniere impression, & enrichi d’un tres-ample indice (Genève, Jean de Tournes, 1619, In-12). [signalé par FFH].
  12. Pierre Coton (1564-1626), Institution catholique, traduite en latin en 1618 par Louis de Cressolles (1568-1634) [signalé par FFH].
  13. Pierre de La Primaudaye (1546-1619), Cent quatrains consolatoires, traduction latine par Jean Jaquemot (1543-1615) publiée pour la première fois en 1598 : Viri clarissimi et amplissimi. vidi Fabri Pibracii... tetrasticha Gallica, Graecis pariter et Latinis versibus expressa, authore Florente Christiano, S.l., Apud Franscicum Fabrum Lugdunensem, 1598, in-8, p. 121-208 (1 exemplaire : Besançon, BM, 206759) (cité par Alain Cullière, Les écrivains et le pouvoir en Lorraine au XVIe siècle, Paris, 1999, p. 816) [signalé par FFH].
  14. Pierre de Reims ou de Vaux, franciscain et confesseur de la sainte, Vie de sainte Colette de Corbie (1381-1447) écrite en français immédiatement après la mort de Colette, traduite en latin par le cordelier Étienne de Juilly (et peut-être maître Étienne Ghevelart) en 1450 ; cette traduction latine servira de base à une traduction flamande par Olivier de Langhe, prieur de Saint-Bavon de Gand, en 1450-1451, qui sera traduite à son tour en français en 1509 par le P. Robert Van Ynghsem, confesseur des Brigittines de Termonde [signalé par FFH].
  15. Pierre de Ronsard, la Fourmy, version latine par Étienne Tabourot Des Accords (vers 1575) (renseignement donné par Jean-Marie Flamand ; et DLF, XVIe siècle, Paris, 2001, p. 1105).
  16. Pierre Matthieu (1563-1621), Cent quatrains de la vie et de la mort (S. l. n. d.), traduction latine partielle par Jean Jaquemot (1543-1615), contenue dans un cahier à pagination séparée, ajouté au recueil : Viri clarissimi et amplissimi. vidi Fabri Pibracii... tetrasticha Gallica, Graecis pariter et Latinis versibus expressa, authore Florente Christiano, lors de sa réimpression S.l., Apud Franscicum Fabrum Lugdunensem, 1607, in-8, 208, 57 p. (2 exemplaires : Genève, BPU, Bd 2074 ; Rome, CAS, m.XII.31) (cité par Alain Cullière, Les écrivains et le pouvoir en Lorraine au XVIe siècle, Paris, 1999, p. 816) [signalé par FFH].
  17. Primat, Roman des rois (futures Grandes chroniques de France) : Gesta Ludovici regis, filii Ludovici Grossi regis, traduction de la partie qui concerne le règne de Louis VII (ms. : Paris, BnF, lat. 5925 [fin du 13e s.]) (voir A. Vernet, p. 231 ; Les Grandes Chroniques de France, éd. J. Viard, Paris, 1930, t. 6, p. vii-viii ; Gesta Ludovici VII regis filii Ludovici Grossi, éd. A. Duchesne, dans Historiae Francorum scriptores coaetanei..., Paris, 1641, p. 390-411).
  18. Profatius Judaeus [Jacob ben Makir], astronome, Almanach, traduction latine anonyme (ms. : Bruxelles, Bibl. Royale, 281-83, f. 77r-96r [vers 1390]) (édition : J. Boffito et C. Melzi d’Eril, Almanach Dantis Aligherii sive Profhacii Judaei Montispessulani, Florence, 1908).

 


Liste de brèves


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).


Journée d’étude du 9 février 2012

Le groupe Tradlat organise le jeudi 9 février 2012, à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, en collaboration avec la SAPRAT (EA 4116) et l’École Pratique des Hautes Études (IVe section) une journée d’étude sur les Traductions latines d’œuvres vernaculaires. A partir du volume collectif intitulé "Traduire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités" et consacré à différents exemples de traductions latines d’œuvres vernaculaires au Moyen Âge et à la Renaissance, cette journée permettra aux contributeurs du volume de dialoguer avec d’autres chercheurs intéressés par ces traductions.


La littérature néo-latine contemporaine

Michiel Verweij, "Winnie the pooh in Latin. Or how to put delightful English into equally enjoyable Latin", dans "Humanistica Lovaniensia, Journal of Neo-Latin Studies", t. LVII (2008), p. 301-319.


Une nouveauté concernant le bilinguisme latin-français

Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge : linguistique, codicologie, esthétique, Études réunies par Stéphanie Le Briz et Géraldine Veysseyre