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Corpus des auteurs connus : noms commençant par G ou H.

Un losange rouge signale les œuvres vernaculaires médiévales traduites au Moyen Âge ou à la Renaissance.

 

  1. Geoffrey Chaucer, * Canterbury Tales : traduction anonyme en latin de la plupart des contes du recueil, certains partiellement traduits seulement. Comme le seul ms. (Paris, BnF, anglais 39) date du XVe siècle, la traduction pourrait aussi dater du XVe siècle. Aucune édition ou étude connue.[signalé par LB]. * Troilus and Criseyde : traduction latine anonyme, en vers, du premier livre sous le titre : Amorum Troili et Criseidae libri duo priores anglico-latini (Oxford, 1635) (Grant, p. 124).
  2. Geoffroy de Paris, Chronique métrique : traduction abrégée par Jean de Saint-Victor, dans son Memoriale historiarum pour les années 1312-1316 (cf. Armel Diverrès, La Chronique métrique attribuée à Geffroy de Paris, Strasbourg, Publications de la Faculté des lettres de l’Université de Strasbourg, 1957, p. 16.
  3. Geoffroy de Villehardouin (vers 1150-vers 1213), Conquête de Contantinople : le vénitien Paolo Rannusio (ou Ramusio) (1532-1600) commence en 1556 une adaptation latine De bello Constantinopolitano, qui amplifie le texte français, mais, soit, pour des raisons inconnues, il ne termine pas son travail, soit il ne le termine qu’en 1573. Cette traduction latine fait l’objet d’une traduction en italien par les soins de Girolamo Rannusio (1555-1611), le fils de Paolo, et est publiée sous le titre Della guerra di Constantinopoli per la restitutione degl’ imperatori Comneni fatta da’ sig. venetiani e francesi l’anno MCCIV. Libri sei di Paolo Rannusio Venetiano (Venise, Domenico Nicolini, 1604). Le texte latin de Paolo Rannusio semble n’avoir été publié qu’en 1609 : De bello Constantinopolitano et imperatoribus Comnensis (Venise, 1609) puis réédité par la suite : De bello Constantinopolitano et imperatoribus Comnensis... MCCIV. Editio altera. (Venise, M.A. Brogliolo, 1634). [signalé par Jean-François Maillard].
  4. Germain de Ganay (vers 1450-mort le 8 ou le 18 mars 1520) dédie sa description de l’Italie à son frère Jean de Ganay (1455 ca- 24 mai 1512), premier président au Parlement de Paris en 1505 et chancelier de France du 31 janvier 1508 à sa mort. Son ouvrage est traduit en latin par Jean Molinier (floruit 1501-1534) sous le titre : Iohannes de Molendino, Germani Ganaii Descriptionis Italiae (ms. Iena, ThULB, Ms. Bud. q. 58, p. 2-32 [xvie [1/4] s.] ; la dédicace à Jean de Ganay commence par "Nunquam ego, vir clarissime, ad te in tanto splendore ac sublimitate constitutum..." ; l’incipit du texte est : "Italia ab Italo rege appellationem sortita est ; eam Greci prius Hesperiam appellarunt summa predictorum omnium quattuor myriades ducenta triginta quinque milia ducatorum...") (voir Die Handschriften der Thüringer Universitäts- und Landesbibliothek Jena, Band II, beschrieben von Bettina Klein-Ilbeck und Joachim Ott, unter Mitarbeit von Gerhardt Powitz und Bernhard Tönnies, Harrassowitz Verlag, Wiesbaden, 2009, p. 137). [signalé par JPR].
  5. Giampietro Contarini, Historia delle cose successe dal principio della guerra mossa da Selim ottomano a’ Venetiani, fino al dì della gran giornata vittoriosa contra Turchi, descritta... da M. Gio. Pietro Contarini (Venise, F. Rampazetto, 1572), traduite en latin par Johann Nicolaus Stupan (1542-1621) sous le titre Joan. Petri Contareni,... Historiae de bello nuper Venetis a Selimo II, Turcarum imperatore, illato, liber unus, ex italico sermone in latinum conversus a Joan. Nicolao Stupano (Bâle, P. Perna, 1573) [signalé par FFH].
  6. Gilles Corrozet (1510-1568), Hécatomgraphie, c’est à dire les descriptions de cent figures et hystoires, contenantes plusieurs appophtegmes, proverbes, sentences et dictz, tant des anciens que des modernes (Paris, D. Janot, 1540 ; [Lyon], [Denis de Harsy], [ca 1540]), traduit en latin par Philippe Bosquier sous le titre Plutarchus alter seu apophtegmata heroica (Cologne, 1631) [signalé par FFH].
  7. Giovanni della Casa, Il Galateo (éd. Rome, 1595) (Grant, p. 124)
  8. Girolamo Benzoni (1519-ca. 1570), Historia del mondo nuovo (Venise, 1565), traduite en latin par Urbain Chauveton sous le titre Novae orbis historiae (Genève, 1578), puis en français par le même traducteur sous le titre Histoire nouvelle du nouveau monde, contenant en somme ce que les hespagnols ont fait jusqu’à présent aux Indes occidentales, & le rude traitement qu’ils font à ces poures peuples là, ensemble, une petite histoire d’un massacre commis par les hespagnols sur quelques françois en la Floride, avec un indice des choses les plus remarquables / extraite de l’italien de M. Hierosme Benzoni (Genève, Eustace Vignon, 1579) [signalé par FFH].
  9. Gontier Col, Journal de l’ambassade des ducs de Berry, de Bourgogne et d’Orléans auprès de Benoît XIII en Avignon en 1395, emprunts traduits en latin par Michel Pintoin, alias le Religieux de Saint-Denis, dans sa Chronique (A. Vernet, p. 230-231).
  10. Guernes de Pont-Sainte-Maxence, Vie de saint Thomas Becket (rédigée entre 1172 et 1174), traduction latine un plus tardive (1176-1177) par Roger de Pontigny [signalée par Olivier Collet].
  11. Gui de Toulouse (frère dominicain), Règle des marchands rédigée vers 1315 en langue vernaculaire (sans doute l’occitan). L’original est perdu, on conserve une traduction latine (Regula mercatorum, 4 mss) et une traduction française tardive imprimée à Provins en 1496 (Th. Kaeppeli, Scriptores ordinis Praedicatorum Medii Aevi, n° 1405 ; P. Michaud-Quantin, Textes pénitentiels languedociens au XIIIe siècle, dans Cahiers de Fanjeaux, t. 6, 1971, p. 151-172 ; N. Bériou, Le vocabulaire de la vie économique dans les textes pastoraux des frères mendiants au XIIIe siècle, dans L’economia dei conventi dei frati minori e predicatori fino alla metà del trecento (Assisi, 9-11 ottobre 2003), Spolète, 2004, p. 175 [151-186]). Voir http://www.arlima.net/eh/gui_de_toulouse.html.
  12. Guiard de Laon (mort en 1248), sermons (un « Des XII preus que li sacremens fait » correspond à un « De XII fructibus venerabilis sacramenti ») (A. Vernet, p. 237).
  13. Guillaume de Digulleville (1295-après 1358), Pèlerinages en vers : une traduction latine perdue des trois Pèlerinages est mentionnée par Cornelius Bartholomaeus (vers 1596-1655), moine de l’Eeckhout, dans la biographie qu’il consacre à Lubert Hautschild (1347-1417), abbé de l’Eeckhout entre 1394 et 1417 : des « libri de peregrinatione vitae humanae, animae, et domini nostri Jesu Christi intitulati, isto aevo celebres, e gallico idiomate in latinam prosaice translati » auraient été traduits par l’abbé Hautschild avec l’aide de Guillaume Snellaert, un franciscain, résidant à Bruges et maître en théologie en 1421-1422 (voir Prophetia Eesck-Houtana, f. 12v-13r, citée par M. Smeyers, « Lubert Hautscilt, abt van de Brugse Eeckhoutabdij (1393-1417). Over handschriften, planeten en de toekomst van Vlaanderen », dans Academiae Analecta. Mededelingen van de Koninklijke Academie voor wetenschappen, letteren en schone kunsten van België. Klasse der schone kunsten, 55, 1995, nr. I, p. 63 [39-104]).[signalé par FD]. — Une autre traduction latine des trois Pèlerinages est conservée dans un recueil confectionné à la bibliothèque du couvent de Rouge-Cloître (près de Bruxelles) au début du XVIe siècle : elle occupe les f. 117r-270v du ms. Paris, Bibl. de l’Arsenal, 507. Voir Frédéric Duval, Du nouveau sur la tradition latine de Guillaume de Digulleville : le manuscrit-recueil Paris, Bibl. de l’Arsenal 507, dans Scriptorium, t. 64, 2010, p. 251-267.
  14. Guillaume de Digulleville, Pèlerinage de l’âme (avant 1358), mis en prose française par Jean Gallopes entre 1422 et 1427 pour le duc de Bedford, régent du royaume de France ; à la demande du même Bedford, Jean Gallopes traduit en latin en 1427 sa mise en prose ; cette traduction latine est conservée dans deux manuscrits : Lincoln, Cathedral Chapter Library, ms. 100 et Londres, Lambeth Palace Library, ms. 326. Voir Frédéric Duval, "La mise en prose du Pèlerinage de l’âme de Guillaume de Digulleville par Jean Galopes", dans Romania, t. 128, 2010, p. 394-427 et id., "La traduction latine du Pèlerinage de l’âme de Guillaume de Digulleville par Jean Galopes", dans Traduire de vernaculaire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités, à paraître.
  15. Guillaume Du Choul (vers 1496-1560), Discours de la religion des anciens Romains (Lyon, 1547, réédité en 1556), Discours sur la castramétation et discipline militaire des Romains (Lyon, 1555), Bains et antiques exercitations grecques et rommaines (Lyon, 1555), souvent réédités ensemble d’abord à Lyon, puis à l’étranger (notamment : Wesel, A. de Hoogenhuyse, 1672) : traduits en latin (Veterum Romanorum Religio, castrametatio, disciplina militaris et balneae, ex antiquis numismatibus et lapidibus demonstrata, auctore Guilielmo du Choul, e gallico in latinum translata), puis en italien par Gabriello Simeoni (1509-1576) sous le titre Discorso della religione antica de Romani, insieme un’altro discorso della castrametatione & disciplina militare, bagni & essercitii antichi di detti Romani, tradotto in toscano (Padoue, Marc Antonio Olmo, 1559 ; puis Lyon, Guillaume Rouillé, 1571), en castillan par Balthazar Pérez del Castillo sous le titre Los discursos de la religion, castramentacion, assiento del campo, banos y exercicios de los antiguos romanos y griegos del illustre Guillermo de Choul (Lyon, Guillaume Rouillé, 1579), et enfin en néerlandais Verhandeling Van den Godtsdienst, Legerschikking, Krygstucht en Badstoven der Oude Romeinen (Amsterdam, Joannes & Gillis Janssonius van Waesberge, 1684) [renseignement donné par Jean-Marie Flamand].
  16. Guy du Faur de Pibrac (1529-1584), Les Quatrains du seigneur de Pibrac (1ère éd., 1574), traduits en latin Pibracii Tetrasthica gallica latinis versibus fideliter et ad verbum expressa (Dijon, Pierre Palliot, 1651), puis Pibracii Tetrasthica Gallica Latine Disticata, par Nicolas Habert (Paris, 1666) [signalé par FFH].
  17. Hariulf de Saint-Riquier (vers 1060-1143), la Chronique traduite en français par Jean d’Ostone en 1437 et remise partiellement en latin par Jean de La Chapelle en 1492 (A. Vernet, p. 228).
  18. Hartmann, Gregorius : le poème composé vers 1190-1200 est d’abord traduit d’allemand en vers latins par Arnold von Lübeck sous le titre de Gesta Gregorii peccatoris : Arnold achève sa traduction à l’automne 1209 et la dédie à Wilhelm von Lüneburg (1184-1213). Voir Johannes Schilling, Gesta Gregorii peccatoris von Arnold von Lübeck, Untersuchen und Ed., Göttingen, Vanderhoeck & Ruprecht, 1986, « (Palaestra. Untersuchungen aus der deutschen und englischen Philologie und Literaturgeschichte », 280). Une autre traduction latine en hexamètres Gregorius peccator, destinée aux classes en vue de la formation grammaticale et religieuse, et une version en prose latine De Gregorio apparaissent vers le début du XIVe siècle (voir Sylvia Kohushölter, Die lateinische und deutsche Rezeption von Hartmanns von Aue « Gregorius » im Mittelalter. Untersuchungen und Editionen, Tübinguen, M. Niemeyer, 2006, x-321 p., « Hermaea », n.s., 111). [signalé par JPR].
  19. Haython (mort en 1314), Flor des estoires de la Terre d’Orient, dictée en français en 1307 à Niccolò Falconi pour Clément V (ca 1307) ; Falconi la met aussitôt en latin : Liber historiarum partium Orientis sive Passagium Terrae Sanctae, éd. Hagenau, 1529 [Grant, p. 138] ; puis la retro-traduction française par Jean Le Long, faite sur le latin, sera intégrée dans le Livre des merveilles en 1402 (A. Vernet, p. 231 ; voir : Haython, La Flor des estoires de la Terre d’Orient, éd. Charles Kohler, dans Recueil des historiens des croisades. Documents arméniens, Paris, 1906, t. 2, p. 113-253).
  20. Henri Suso, Hundert Betrachtungen und Begehrungen (vers 1320), version latine par Guillelmus Iordaens (avant 1372) (voir J. Van Aelst, Passie voor het lijden. De "Hundert Betrachtungen und Begehrungen" van Henricus Suso en de oudste drie bewerkingen uit de Nederlanden, Louvain, 2005, Miscellanea Neerlandica, 33) [renseignement donné par Jean-Pierre Rothschild, BAMAT 16].
  21. Hieronymus Bock, dit Hieronymus Tragus (1498-1554), Kraütterbuch weylandt des weitberhümmten undt hocherfharnen Herren Hieronymi Tragi, genant Bock (Strasbourg, 1539), traduit en latin par David Kyber (1525-1553) sous le titre De Stirpium, maxime earum, quae in Germania nostra nascuntur (Strasbourg, Wendelin Rihel, 1552) [signalé par FFH].
  22. Hugues de Baussay, lettre sur la bataille de Bénévent en 1266, version latine insérée par André le Hongrois (vers 1272) dans sa Descriptio victorie a Karolo Provincie comite reportate (A. Vernet, p. 231).

 

 


Liste de brèves


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).


Journée d’étude du 9 février 2012

Le groupe Tradlat organise le jeudi 9 février 2012, à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, en collaboration avec la SAPRAT (EA 4116) et l’École Pratique des Hautes Études (IVe section) une journée d’étude sur les Traductions latines d’œuvres vernaculaires. A partir du volume collectif intitulé "Traduire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités" et consacré à différents exemples de traductions latines d’œuvres vernaculaires au Moyen Âge et à la Renaissance, cette journée permettra aux contributeurs du volume de dialoguer avec d’autres chercheurs intéressés par ces traductions.


La littérature néo-latine contemporaine

Michiel Verweij, "Winnie the pooh in Latin. Or how to put delightful English into equally enjoyable Latin", dans "Humanistica Lovaniensia, Journal of Neo-Latin Studies", t. LVII (2008), p. 301-319.


Une nouveauté concernant le bilinguisme latin-français

Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge : linguistique, codicologie, esthétique, Études réunies par Stéphanie Le Briz et Géraldine Veysseyre